La notion de rapport dominant/dominé dans Bunnyman.

Bonsoir à tous,

Dans Bunnyman, on retrouve bien cette notion de rapport dominant/dominé. Mais de quoi s'agit-il? Et, surtout existe-t-il plusieurs types de rapports?

La soumission n’a plus rien de sulfureux. Pour les gays comme pour les hétéros d’ailleurs. On en parle de plus en plus librement, avec ses amis ou même parfois avec ses collègues de bureau pour peu qu’ils soient open. Selon certains thérapeutes donc, une relation dominant/dominé est souvent plus marquée. Elle s'organise autour d'une dépendance mutuelle. Évidente dans le cas du dominé sur qui s'exerce l'emprise de son partenaire, elle n'en est pas moins forte chez le dominant, qui dépend tout aussi fortement du pouvoir qu'il exerce sur l'autre. Si cet autre venait à échapper à son contrôle, c'est non seulement la relation qui serait menacée, mais lui-même. L'emprise est donc aussi forte d'un côté que de l'autre, même si, vu de l'extérieur, le dominant peut donner l'impression d'être plus libre. Être dominant ne signifie pas aimer moins que l'autre, et inversement.

Et, dans l'univers de la soumission, il existe donc cinq niveaux:

1- La soumission soft : « Claque-moi les fesses, mais pas trop fort »
C’est devenu absolument banal dans le porno et cela prend de plus en plus de place dans notre intimité. En mode plan cul ou en couple, on aime bien alterner entre « faire l’amour » et « baiser ». Le partenaire enfonce son sexe au fond de la gorge, nous fait mouiller les yeux, ses gestes sont plus fermes que tendres. Quand vient le moment de la sodo, l’actif domi soft se fait un plaisir de dispenser des petites claques, donnant à son passif un sentiment de douce humiliation jouissive qui le pousse à toujours mieux se cambrer. Quelques petits mots « sales » peuvent venir pimenter le tout. C’est fou comme au lit on peut soudain aimer se faire désigner comme une « salope », une « chienne », être stimulé alors que quelqu’un désigne notre cul comme « une chatte » (comme si le fait , quand on est gay, d’être désigné au féminin augmentait l’humiliation et la soumission).

2-La soumission hard : « Traite-moi comme un bâtard »
On passe à un stade supérieur de la soumission, acceptant de se soumettre non pas à un 1, mais à 2 garçons qui ne se priveront pas de faire des commentaires salaces alors que l’un se sera glissé dans la bouche et l’autre dans le derrière.

3- La soumission cérébrale : « Tu m’appartiens »
Plus méconnue, renouant avec le caractère subversif originel de la soumission, l’approche cérébrale fait basculer dans un autre monde. Le temps du rapport dominant-dominé, le soumis se donne totalement à l’actif qui va devenir son « master ». Articulée sous forme d’initiation, la soumission cérébrale se vit réellement lors de « séances » plutôt que de plans, se déploie sur la durée et demande une réelle forme d’engagement. « Fantasmeurs s’abstenir ». Le maître commence un dressage consistant à rendre son partenaire de plus en plus docile au fil des moments partagés. On parle aussi de « formatage ». Soit mettre dans la tête du « slave » consentant qu’il est né pour servir un mâle dominant, pour lui obéir, le servir et lui « vider les couilles ». Et soudain, la porte s’ouvre à tout un tas de jeux et situations : dogtraining, mise à disposition à d’autres actifs lors de plans type tournante, « gouinage » (le fait de s’acoquiner avec un autre soumis – on revient à la misogynie passive), position de larbin qui fait le ménage de celui qui s’impose désormais comme son « propriétaire ». Certains dominateurs imposent ainsi un « contrat d’appartenance ». Aux jeux se substituent les règles, les bases d’une seconde vie, d’un autre soi. Pas besoin de préciser qu’en allant sur ce terrain mieux vaut bien choisir son compagnon de route et avoir confiance.

4- La soumission SM : « Fais-moi mal »
Si le fait de s’abandonner totalement peut s’avérer être libérateur, ce n’est également pas nouveau que la douleur se mélange souvent au plaisir. La soumission peut ainsi amener à un certain masochisme. L’humiliation cérébrale ne suffit plus, on a envie de sentir physiquement la puissance et la domination du maître. Se faire marcher dessus, se faire travailler et violemment pincer les tétons, « encaisser » des dildos géants, être fouetté (jusqu’à être marqué), découvrir l’électro, le fist, brûler de désir alors que se déverse sur le corps la cire chaude des bougies.

5- La soumission extrême : « Lope ouverte à tout »
À ce stade, on peut finir par jouer avec le feu au point de se brûler. On fricote avec un dominateur peu scrupuleux qui nous jette dans une tournante avec 10 actifs, là pour « défoncer une chienne » en mode « no capote ». Prendre le jus de parfaits inconnus à la chaine, se faire sauter par une multitude de mecs vicieux dans un sexclub, la plupart du temps en étant « gazé au poppers » ou défoncé via des drogues dures : place au « no limit ». 

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